8 mars 2010

Les maths mis à l'honneur dans un défilé de haute-couture !

Le défilé Issey Miyake vif et coloré, inspiré par l'abstraction mathématique


Le styliste de la marque japonaise Issey Miyake, Dai Fujiwara a présenté vendredi au Louvre devant le monde de la mode mais aussi plusieurs scientifiques prestigieux, une collection automne-hiver 2010-2011 inspirée par la géométrie et les mathématiques.
"C'est ravissant, très intéressant", s'étonne auprès de l'AFP Joel Lebowitz, mathématicien à l'université américaine de Rutgers, près de New York, venu en compagnie de sa femme. Le lauréat du prix Poincaré de mathématiques a bien vu sa discipline défiler: "C'était abstrait, tout à fait géométrique".
C'est en regardant à la télévision un documentaire évoquant le mathématicien américain William Thurston que le styliste japonais a vu la lumière : l'univers se composant de seulement huit formes géométriques dans l'espace, selon Thurston, le défi serait de concevoir une collection autour de ces formes.
Après plusieurs rencontres, Dai Fujiwara a utilisé des cordes qu'il a enroulé autour de bustes, avant d'imaginer avec son équipe des lignes des vêtements.
"M. Thurston nous parle de forme et d'espace. C'est comme de la science fiction, on a l'impression qu'il nous envoie une corde pour nous mener vers un autre monde", explique à l'AFP le styliste, qui voit aussi dans cet échange quelque chose de "spirituel".
Dans certains manteaux, d'énormes poches en cachent de toutes petites pour pouvoir "contenir tout l'univers". Sur la scène du carrousel du Louvre, des mannequins arrivent de différents coins, portant des étoles de toutes les couleurs autour du buste qui finissent par former une veste.
Des manteaux en organdi se composent de carrés rebrodés avec des petites étoiles, captant la lumière en halo autour de la silhouette, façon "ciel étoilé scintillant".
Des vestes simples, en rose, blanc et noir, sont surlignées d'une autre couleur, figurant les cordes et les huit formes.
De l'humour aussi, avec ces manteaux dont le col est composé de brins de laine, donnant de loin l'illusion de la fourrure. Des vestes en tweed gris argenté, aux formes arrondies, évoquent aussi une galaxie étoilée, tout comme les robes composées de tubes d'organdi.

Source : Libération Next, 05/03/10
Photo : Cubistliterature sur Flick'r

6 mars 2010

- Message personnel -


Je ne connais pas ton nom, ton genre, ni ton âge mais je connais trois choses sur toi :

- Tu es parisien(ne)
- Tu es venu(e) 78 fois sur ce blog depuis le 4 février,
- Tu accèdes systématiquement à AlgoRythmes en tapant les mots-clés : "anne claire petit geffrier" (qui me semblent d'ailleurs une drôle d'association...)

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Bonnes prochaines visites !

Jolies courbes : un bonbon !

5 mars 2010

La révolution Galilée

Nous avons brièvement parlé de Galilée hier. Voici, quatre-cents ans plus tard, une histoire de ses travaux :

Aidé par la lunette qu’il a mise au point, le savant italien réalise des découvertes décisives qu’il présente dans un ouvrage publié le 12 mars 1610. Il va bouleverser notre vision du monde.
Le 7 janvier 1610, Galilée est à son poste d’observation, la fenêtre de son bureau, à Padoue. Depuis des semaines, il observe le ciel. Il a dans les mains sa dernière lunette, la plus belle, capable de grossir les objets jusqu’à les faire apparaître trente fois plus proches. Avec elle il a déjà observé la Lune et découvert son incroyable relief : ses montagnes, ses vallées, ses cratères, la Lune qu’on croyait lisse comme une boule de billard, ronde et “parfaite”, comme tous les objets célestes. Galilée a aussi découvert que la Voie lactée, dont la nature était encore inconnue, est en réalité un amas d’étoiles d’une incroyable densité. Émerveillé par sa découverte, il prend un soin particulier à dessiner les Pléiades et les nouvelles étoiles – dix fois plus nombreuses qu’à l’œil nu – qu’il observe dans la constellation d’Orion.
Le soir du 7 janvier, Galilée re­mar­que, à côté de Jupiter, la présence de...

... mais de quoi ?! Vous mourrez d'envie de connaître la suite ?
C'est un article de Mickael Fonton dans Valeurs Actuelles du 04/03/10, ici.

Merci à Nicole pour l'info.

4 mars 2010

Dieu le Géomètre et la rotondité de la Terre

"Sortez tous vos compas !" ironise Gad Elmaleh...
Et Dieu de s'exécuter !


"Dieu créateur", Guiard des Moulins, Bible historiale
Paris, début XVème siècle




Manuscrit d'une Bible du XIIIème siècle.


Suite au commentaire de Loïc, j'ai rajouté les périodes de production de ces oeuvres. La 2nde image est antérieure à la première, contrairement à ce que le style pictural peut laisser penser, mais conformément aux représentations de la Terre (initialement plate, puis sphérique).
Je précise que l'idée populaire selon laquelle si c'est Galilée (1564-1642) qui a défendu l'idée de la rotondité de la Terre, est fausse. Il a été condamné pour sa théorie sur l'héliocentrisme (par opposition à celle du géocentrisme défendue par l'Eglise de l'époque).En effet, Erathostène (276-194 avant Jésus Christ.) avait depuis longtemps déjà calculé le diamètre de la terre, trouvant un résultat proche de 40 000 kilomètres.

Je rajoute une dernière image qui représente le partage de la Terre par Dieu entre les fils de Noé et qui date d'environ 1460 :