25 août 2010

Répliques cultes

Y a pas besoin de savoir lire pour être prof. C'est comme maître-nageur. T'as déjà vu un maître-nageur nager ?

C'est super facile d'être prof ! Tu dis n'importe quoi, on te croit. 

Tiré du film "L'école pour tous" avec Arié Elmaleh

24 août 2010

Manuels de 2nde : de l'attente à prévoir dans plusieurs matières

Les 500 000 élèves de seconde n'auront pas tous leurs manuels scolaires à la rentrée. ils devront commencer l'année en se passant de leurs livres d'histoire-géographie, de sciences et vie de la terre et d'économie, selon une information de RTL.

Cause de ce retard : la réforme des programmes, validée en avril 2010, est arrivée tard chez les éditeurs : ils affirment ne pas avoir eu le temps d'élaborer et d'imprimer les ouvrages pour la rentrée.*
Les livres devraient néanmoins arriver dans les lycées au plus tard le 30 octobre. En attendant, les élèves pourront consulter les ouvrages sur Internet.
(*Fort heureusement, les programmes de maths de 2nde ont un an d'avance par rapport à la réforme du lycée, et j'espère que le manuel que nous avons commandé sera prêt à la rentrée. Note perso)

Source : Figaro.fr

20 août 2010

La recherche française en maths est jeune et dynamique


Entretien réalisé par Libération avec Jean-Pierre Bourguignon, directeur de l'Institut des hautes études scientifiques de Bures-sur-Yvette.
Pourquoi la France est-elle un pays leader en mathématiques?
Il existe une vraie tradition des mathématiques en France. Les études supérieures en mathématiques sont synonymes d'une certaine reconnaissance. Le système des écoles préparatoires y participe. Le rôle du CNRS est aussi extrêmement important. Il permet aux jeunes doctorants d'accéder à des postes stables. Ils peuvent donc s'attaquer à un travail de recherche plus difficile dans la durée. Il s'agit d'une prise de risque considérable, car les projets sont ambitieux et très longs. Bao-Châu Ngô, par exemple, a pu accéder à ce programme.
Combien y a-t-il de chercheurs en mathématiques en France?
Nous sommes 3 500 chercheurs en mathématiques dans le monde académique en France. Il y a environ 500 à 600 chercheurs dans la tranche des 30-40 ans. Cette génération est en plein boom, elle est exceptionnelle. Elle détient de grandes responsabilités en matière de mathématiques et c'est pour eux que des fonds doivent être débloqués pour faire avancer la recherche.
La recherche en mathématiques nécessite-t-elle beaucoup d'argent?
Les mathématiques coûtent peu cher, mais nous avons tout de même besoin de 15 millions d'euros par an pour continuer notre travail. Je suis surtout inquiet pour les structures nationales, comme l'Institut Henri Poincaré (IHP), qui voient l'aide de l'Etat diminuer chaque année. Avec le succès que connait la France, j'espère que nous obtiendront les fonds nécessaires.
Pensez-vous que les conditions sont réunies pour continuer à développer la recherche en France?
On constate une multiplication des postes de courte durée. Il s'agit d'un système calqué sur le modèle des recherches en biologie. Ce sont des petits projets financés sur un temps très court. C'est absurde, on ne peut pas étendre ce système aux mathématiques car chaque science possède un mode d'organisation particulier. Il faut pouvoir accroître le temps consacré à chaque sujet de recherche en mathématiques.
Les chercheurs français préfèrent-ils travailler à l'étranger?
C'est un phénomène assez complexe à étudier. Les mathématiques sont une discipline extrêmement attractive en France. Entre 2003 et 2008, 40% des chercheurs en mathématiques au CNRS étaient étrangers car il existe une grande liberté de travail en France. En même temps, certains centres de recherche à l'étranger proposent des conditions de travail exceptionnelles. C'est le cas pour Bao-Châu Ngô, qui continuera ses recherches à Chicago.
Existe-t-il une application pratique aux recherches de Bao-Châu Ngôet de Cédric Villani?
Il ne faut pas forcément chercher une application pratique à ce type de recherches. Bao-Châu Ngô s'est spécialisé en mathématiques fondamentales. C'est un travail qui touche au plus profond l'organisation des mathématiques. Nous ne comprenons pas encore tout. Cédric Villani s'est attaqué à une question qui a des applications concrètes: l'optimisation du transport. Ce n'est cependant pas dans un souci d'applicabilité que nos deux lauréats se sont lancés dans de telles recherches.

Source : Libération.fr

19 août 2010

Médaille Fields 2010 et prix Gauss : 3 Français parmi les lauréats !

La médaille Fields, considérée comme le "Nobel des mathématiques", a été décernée aujourd'hui à deux Français Cédric Villani et Ngo Bao Chau, d'origine vietnamienne, ainsi qu'à l'Israélien Elon Lindenstrauss et au Russo-Suédois Stanislav Smirnov, selon les organisateurs.
Les prix ont été remis aux lauréats par le président indien Pratibha Patil à l'ouverture du Congrès international des mathématiciens (CIM) 2010 qui doit réunir plus de 3.000 mathématiciens du monde entier à partir de jeudi et jusqu'au 27 août à Hyderabad, dans le sud de l'Inde. L'Union mathématique internationale (IMU) décerne la médaille Fields, une distinction très prisée, tous les quatre ans depuis 1936, à plusieurs mathématiciens ayant moins de 40 ans au début de l'année concernée, à l'occasion du CIM.
Cédric Villani, 36 ans, directeur de l'Institut Henri Poincaré (IHP) à Paris depuis juillet 2009 et professeur à l'École normale supérieure de Lyon, est récompensé pour des travaux portant notamment sur "l'amortissement de Landau" et l'équation de Boltzmann* (*physicien et mathématicien autrichien de la fin du XIXe siècle). Cédric Villani, qui considère sa récompense comme "un encouragement à poursuivre", à "continuer d'explorer" différentes voies des mathématiques, a cherché à comprendre plus finement le comportement de gaz ou de plasmas. "Il s'agit d'être mieux armés pour, par exemple, programmer des simulations sur ordinateur de ces équations", a-t-il expliqué à l'AFP. "C'est surtout utile aux ingénieurs aéronautiques et à ceux qui travaillent sur des plasmas, par exemple pour les problèmes de fusion", a-t-il précisé. En ce qui concerne le futur réacteur expérimental à fusion nucléaire (Iter), "je suis à l'extrémité la plus théorique de ceux qui travaillent sur ce sujet", souligne-t-il.

11 lauréats français sur les 52 médailles Fields décernées
Ngo Bao Chau, 38 ans, né en 1972 à Hanoi et naturalisé français en 2010, qui enseigne à l'université de Paris-Sud, a reçu la médaille Fields pour sa démonstration, en 2008, du "Lemme fondamental", une conjecture formulée en 1987. Récemment vérifiée par les experts du domaine, cette démonstration de plus de 150 pages a été citée en décembre dernier dans le magazine Times "comme l'une des dix plus belles découvertes scientifiques de l'année", rappelle l'université de Paris-Sud dans un communiqué.
Ce palmarès 2010 porte à 11 le nombre de lauréats français sur les 52 médailles Fields décernées depuis 1936, ce qui "conforte le deuxième rang mondial de la recherche mathématique française", se sont félicités plusieurs organismes de recherche français (CNRS, ENS, UPMC). Elon Lidenstrauss, 40 ans, autre lauréat 2010, l'a été pour ses "résultats sur la mesure de rigidité en théorie ergodique, et leurs applications à la théorie des nombres". Stanislav Smirnov, né en 1970 à Saint-Pétersbourg en Russie et actuellement enseignant à l'Université de Genève, a été récompensé pour des travaux portant sur la physique statistique et la "percolation".
Par ailleurs, le prix Gauss, qui consacre les applications en mathématiques, revient au Français  Yves Meyer, 71 ans, "pour ses contributions fondamentales à la théorie des nombres" et "son rôle de pivot dans le développement de la théorie des ondelettes", révolutionnant le traitement du signal et la statistique. Le prix Nevanlinna récompensant des travaux liés aux sciences de l'information est attribué à l'Américain Daniel Spielman, 40 ans. Enfin, la médaille Chern, décernée pour la première fois cette année en mémoire du mathématicien chinois Shiing-Shen Chern (1911-2004), a été remise à l'Américain Louis Nirenberg, 85 ans, considéré par ses pairs comme "l'un des plus grands acteurs des mathématiques en analyse" au siècle dernier.

Source :AFP via Le Monde.fr

17 août 2010

Combien peut coûter la rentrée scolaire 2010 d'un élève ?

Le coût de la rentrée scolaire pour un élève entrant en 6ème est cette année de 175,33 € en hausse de 0,63% par rapport à 2009, après deux années de fortes baisses, selon l'enquête réalisée depuis 26 ans par l'association Familles de France (FDF) et rendue publique mardi.
Cette hausse est inférieure à celle de 1,70% constatée par l'Insee sur l'ensemble des prix à la consommation entre juillet 2009 et juillet 2010.
Par catégorie de produit, le coût est de 33,07 euros pour la papeterie (-6,13% par rapport à l'an dernier), 88,32 euros pour les fournitures non papetières (+1,42%) et 53,94 euros pour les vêtements de sport (+3,89%).
La hausse globale s'explique par celle des vêtements ainsi que par la baisse de qualité des produits dits "essentiels de la rentrée" dont les familles qui participent à l'enquête se sont détournées pour acheter des produits de meilleure qualité, a expliqué Christiane Therry, déléguée générale de FDF.
Ces "essentiels" sont proposés par les enseignes de grande distribution en vertu d'un accord passé avec le ministère de l'Education nationale.
Toujours selon FDF, le coût de la rentrée pour un élève de 6e avait baissé de 8,7% en 2009 et 7,7% en 2008, en partie grâce à ces "essentiels".
Cette enquête, dont le mode de réalisation est inchangé depuis l'origine, porte sur 46 produits et est réalisée dans les magasins depuis la première quinzaine de juillet par des adhérents bénévoles.

L'allocation de rentrée scolaire (ARS) permet d'aider certaines familles à financer les dépenses de la rentrée scolaire. Elle est versée aux familles qui ont un ou plusieurs enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans, si leurs revenus ne dépassent pas certaines limites. Son montant dépend de l'âge de l'enfant, l'ARS varie de 280€ à 306€ environ cette année.


Sources : AFP et vosdroits.service-public.fr

16 août 2010

Record de l'été : pour quelques décimales de plus...

Un record de médailles aux championnats d'Europe de natation 2010, c'est vrai.
Mais surtout un nouveau record de décimales pour Pi au cœur de l'été, pour atteindre

5000 milliards 
de décimales connues

Le précédent record (2700 milliards) était détenu par un ingénieur français qui l'avait obtenu en 131 jours, également avec son ordinateur personnel, ...
Un brillant collègue qui tient le blog "Choux romanesco, vache qui rit et intégrales curvilignes" nous en dit plus sur le nombre Pi et sur les méthodes de calcul des décimales ; il est allé à la source (Site de Kondo et Yee). Voici le début de son article :

Le record vient à nouveau d'être explosé : le japonais Shigeru Kondo et l'américain Alexander Yee ont utilisé leurs talents respectifs d'ingénieur et d'étudiant en informatique pour calculer 5 000 000 000 000 (soit 5×1012, "5 billions" en français ou "5 trillions" en anglais) décimales du nombre pi ! Le précédent record, du français Fabrice Bellard, n'était "que" de 2,7 billions de décimales... Le calcul a demandé 96 jours de calculs (conversions en décimal et vérifications comprises - le précédent record a demandé 131 jours), et a utilisé un ordinateur de salon légèrement tuné (avant 2010, les records de décimales utilisaient des supercalculateurs). Yee n'en était pas à son coup d'essai : il a cette année calculé 1 billion de décimales de √2, de e et du nombre d'or...


L'ordi ayant permis de mener les calculs du record de août 2010