27 mai 2011

200.000 pages vues sur AlgoRythmes !

Merci à Olivier qui m'a signalé le changement au compteur !
Cela faisait quelques jours que je guettais cette deuxième centaine de mille, mais je ne me suis pas connectée au bon moment pour voir les 9 se transformer en 0...

Campagne de comm' : recrutement de profs

Le ministère de l'Éducation nationale prépare actuellement une campagne promotionnelle par voie de presse afin de revaloriser le métier d'enseignant auprès de l'opinion publique. 

Car si le ministère maintient la suppression de 16.000 postes pour la rentrée, il peine aussi à embaucher des enseignants. Il est désormais confronté à des difficultés de recrutement de professeurs de mathématiques, de sciences physiques et d'anglais. Le ministre Luc Chatel doit encore arbitrer sur le budget de l'opération de communication.

Bernadette Groison, présidente de la FSU, première organisation syndicale enseignant en France, ne décolère pas. "Luc Chatel prend le problème à l'envers". "Ce n'est pas une fois de plus en faisant de la com que nous rendrons le métier d'enseignant attractif", répond la syndicaliste. "Comment donner envie aux étudiants de devenir enseignants quand on leur supprime leur formation", peste la syndicaliste qui rappelle que des bataillons de professeurs stagiaires ne bénéficient plus depuis la rentrée 2010 et la suppression des IUFM de formation théorique.

L'attractivité du métier passe aussi, pour Bernadette Groison par une revalorisation des salaires, surtout en période de retour de l'inflation. Or, le gouvernement a annoncé pour la deuxième année consécutive un gel des salaires dans la Fonction publique. Les économies générées par les réductions de poste et reversées pour moitié aux enseignants n'ont "permis qu'une augmentation de 30 euros par mois du salaire des professeurs débutants, les enseignants en milieu de carrière sont totalement oubliés".

par Thiébault Dromard, journaliste à Challenges, jeudi 26 mai 2011

 

23 mai 2011

Tournoi de Calcul mental au salon des Jeux (29 mai 2011)

(cliquez pour zoomer)

Pour ceux qui auraient raté l'info (quoi ?! il y en a ??), le Salon des jeux mathématiques se tiendra dans une grosse semaine. cliquez ici pour les détails.

Venez participer en famille à une épreuve de calcul mental conviviale, pour la joie de vos enfants.
Qui sera le plus fort ? Les parents ou les enfants ?
L'épreuve s'adresse à tous, à partir de 8 ans.
Elle comporte des petits calculs, des raisonnements et un peu de culture mathématique, pour beaucoup de plaisir !
Horaire : dimanche 29 mai 2011 à 11h30 à Jussieu (Paris).
Inscription à l'adresse tournoicalculmental@gmail.com (indiquez vos nom, prénom et âge) ou directement sur le stand Mathador pendant le Salon. Participation gratuite.

Entretien avec X.Gabaix, Lauréat du Prix 2011 du meilleur jeune économiste

Merci à Marin pour cet article du Monde.fr où se mêlent maths et éco. 
Xavier Gabaix (Université de New York), est le lauréat du Prix 2011 du meilleur jeune économiste. A l'occasion de ce prix, remis le lundi 23 mai par Jean Tirole, président du conseil d'administration de l'Ecole d'économie de Toulouse, dans le cadre des salons Boffrand du Sénat, à Paris et en présence de Gérard Larcher, président du Sénat, "Le Monde Economie" lui ouvre ses colonnes afin qu'il explique le sens de ses recherches.
Xavier Gabaix, agrégé en mathématiques, vous avez néanmoins choisi la voie de l'économie. Pourquoi ?
J'ai découvert l'économie au laboratoire Delta du campus de Paris-Jourdan, pendant que je faisais des maths à l'Ecole normale supérieure. Ce fut pour moi une révélation, celle du "monde réel" en quelque sorte. Et je constatais qu'à des questions passionnantes - pourquoi la croissance ? pourquoi les crises ? - les réponses étaient pauvres et peu convaincantes.
La science économique est, au contraire de la physique par exemple, une discipline jeune, pour laquelle la frontière du savoir est assez proche du sens commun : il est donc possible d'y faire des avancées théoriques en utilisant un langage plus puissant que l'intuition pour décrire et expliquer, en l'occurrence, les mathématiques.
L'usage massif des mathématiques pour modéliser l'économie n'a-t-elle pourtant pas été souvent dénoncé comme trop réductrice pour expliquer les phénomènes économiques ?
La théorie économique a posé comme postulat la rationalité infinie des agents économique, et les mathématiques se prêtent en effet à la description d'une rationalité illimitée.
Mais mon objectif est d'introduire dans la théorie plus de "rationalité limitée", c'est-à-dire l'idée que les agents ne peuvent pas penser à toutes les conséquences de leurs actes, à tous les scénarios. Mais ce sont bien les mathématiques qui permettent de modéliser les effets de cette rationalité limitée.
Pour la théorie économique classique, les phénomènes économiques se distribuent selon une courbe de Gauss (en cloche), et la modélisation raisonne généralement à partir de moyennes, d'agrégats.
Or, la recherche a montré que, dans des domaines très variés, la distribution des objets, par exemple par rang de taille pour les villes ou par fréquence d'occurrence pour les mots d'un texte, obéit à des lois mathématiques comme les lois de Zipf, du nom du linguiste qui les a mises en évidence.
Comment s'appliquent de telles lois à la rationalité limitée des agents économiques ?
Dans un article de Nature paru en 2003 et écrit avec des physiciens, j'ai montré que la fréquence des baisses boursières atteignant certains seuils (10 %, 20 %, 30 %) obéissait à la même loi mathématique que la fréquence des séismes...
L'observation du volume de transactions boursières, de la taille des firmes, des évolutions de la croissance, permet également de déceler de telles lois de distribution.
Que peuvent tirer les agents, et en particulier la politique économique, de ces observations ?
L'idée qu'au sein d'une distribution d'événements, les plus extrêmes d'entre eux - notamment les décisions des sociétés les plus grandes, les transactions boursières les plus importantes, même limitées à une journée voire quelques heures - ont, contrairement à ce que postule la théorie de l'équilibre des marchés, un effet macroéconomique plus important que la moyenne des événements.
Il serait donc par exemple pertinent - mais je ne me risque pas à l'affirmer - de limiter la taille des entreprises ou de certains acteurs financiers.
Il n'est pas nécessaire d'expliquer les crises, les krachs, l'envolée de certaines rémunérations, par les "esprits animaux" (le comportement irrationnel), comme disait Keynes, ou les "chocs technologiques", mais plus simplement par l'effet de l'hétérogénéité des acteurs et l'influence de ceux d'entre eux qui, par leur dynamique propre, ont atteint une telle taille qu'ils pèsent sur l'ensemble du système.
Les causes des évolutions macroéconomiques sont à rechercher dans des règles, somme toute assez simples, des évolutions microéconomiques. Mon objectif n'est pas de révéler une rationalité cachée, mais de montrer que, malgré son irrationalité et ses dysfonctionnements, le système dans son ensemble est prévisible.
C'est ce qui permet de le comprendre, et de le réguler.
Propos recueillis par Antoine Reverchon

21 mai 2011

Pourquoi le petit Nicolas (et mon petit frère) ont toujours un épi ?!

Aujourd'hui, séance brushing, bigoudis et mèches sur AlgoRythmes !

Pourquoi une boule poilue comporte-t-elle toujours un épi ?


J'avais déjà entendu cette question, et la réponse, dans un cours de physique assez poussé.
Aujourd'hui, c'est le site Image des Maths du CNRS qui vous fait l'exposé là-dessus, par l'intermédiaire de Christine Huyghe.
Attention, le thème est amusant, mais le fond de l'article est "Piste noire" c'est-à-dire qu'il est normal que vous perdiez le fil assez rapidement !

18 mai 2011

Vidéo : Two dots (deux points) by Lusine

Voici une vidéo découverte grâce à Missmath : il s'agit d'une mise en scène plutôt esthétique de deux points, et des relations qu'ils peuvent entretenir. Le musicien américain Jeff Mcllwain, nom de scène Lusine, a créé cette chanson pour son album Ghostly international ; l'interprète est la chanteuse finlandaise Vilja Larjosto.
Voici la liste non exhaustive des notions mathématiques abordées, et le minutage où vous pouvez les retrouver :


Two dots
Joigned by a line 
Might be detached
By a crime

Who is responsible
When the line is stretched
Who is responsible
When it becomes a triangle
How irresponsible
When the line is stretched
How irresponsible
When it becomes a triangle