L'émission s'intitule :
Mathématiques : quelle pérennité pour le prestige français ?

La France occupe désormais la première place mondiale dans cette compétition, un cas unique pour la recherche scientifique nationale.
S’agit-il, pour autent, d’une consécration du modèle français de l’enseignement supérieur et de la recherche ? Le jour même de l’annonce des deux nouvelles médailles française, le 19 août, Bertrand Monthubert, secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche du parti socialiste et ancien président de l’association Sauvons la recherche, publiait sur son blog une analyse différente:
« Les récompenses décernées aujourd’hui sont le fruit d’une politique déjà ancienne. Celle qui est conduite aujourd’hui se fonde sur des principes opposés aux besoins de la recherche ». Le parti socialiste reproche au gouvernement actuel d’avoir rendu les carrières de chercheurs moins attractives et la détection des nouveaux talents chez les jeunes mathématiciens moins efficace.
Existe-t-il un modèle français en matière d’enseignement des mathématiques et de recherche dans ce domaine qui peut expliquer le succès remarquable de la France dans cette discipline ?
Quels sont les rôles respectifs des classes préparatoires, de l’Ecole normale supérieure, de l’université, des grandes écoles et du CNRS dans cette réussite ?
Les réformes en cours, en particulier celle de l’université, sont-elles susceptibles de tarir la source des médailles Fields françaises ?
Invités:
Michel Broué, mathématicien, professeur à l’université Paris Diderot,
Pierre Cartier, mathématicien, CNRS/IHES,
Cédric Villani, mathématicien, professeur à l’Institut Camille Jordan, directeur de l’Institut Raymond Poincaré et médaille Fields 2010 (vidéo)
Dominique Leglu, directrice de la rédaction de la revue Sciences et Avenir,
Bertrand Monthubert, mathématicien, Institut de mathématiques de Toulouse,
Wendelin Werner, professeur de mathématiques, université Paris-Sud et Ecole normale supérieure Médaille Fields 2006 et membre de l’Académie des sciences.